Ghost in the Shell (2017) – Une adaptation rouillée ?

Alors que le film animé est sorti en 1997 sur nos écrans français, vous pourrez en retrouver une critique ici, Ghost in the Shell made in Hollywood a débarqué ce mercredi dans nos salles obscures. Réalisé par Rupert Sanders avec Scarlett Johansson dans le rôle du Major, le film-live confirme les craintes de l’adaptation tirées d’un animé. Ceci dit, Rupert Sanders adapte l’ensemble des univers liés à la saga ne s’inspirant pas uniquement des films de Mamoru Oshii. Un univers riche et complexe qui aurait pu être étoffé au lieu d’être refait dans son intégralité. Malgré les polémiques, malgré les bandes-annonces encourageantes, tout était en place pour donner une chance au film. Le résultat n’en est que plus décevant au terme du long-métrage.

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Ghost in the Shell (1997) – Un chef d’oeuvre animé ?

L’animation japonaise a régulièrement été reniée par les Occidentaux. Jugé trop violente, car ne correspondant pas aux critères du dessin animé pour enfant, cela a permis de repousser la sortie de certains films, voir de changer la provenance du long-métrage. Une fois ancré dans la culture populaire, le cinéma a pu autoriser la sortie des films japonais, notamment d’animation. Pour la première fois, le public découvre des films matures, différent. C’est le cas de Ghost in the Shell,  le film de Mamoru Oshii, sorti sur les écrans français le 29 janvier 1997. Véritable pierre angulaire de l’animation, le film d’Oshii a marqué les esprits au point d’entrer au panthéon des chefs d’œuvres. Alors qu’un remake est prévu pour une sortie ce mercredi, je vais présenter une critique du film animé, mais aussi développer mes attentes concernant le film live en conclusion, pour finir par une critique de ce dernier. Ghost in the Shell mérite-t-il son statut de chef d’œuvre ?

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The OA – La nouvelle odyssée signée Netflix

Netflix est la plateforme devenue connue et reconnue pour ses œuvres originales, on ne présente plus Sense 8, Narcos, Marco Polo, Daredevil et bien d’autres. Aujourd’hui, la plateforme en ligne se propose de faire découvrir des œuvres presque inattendus en exerçant une campagne marketing très curieuse. En effet, depuis Stranger Things, le service de vidéo présente un trailer, deux jours avant la sortie de la série, dans la plus grande indifférence. Une campagne marketing qui se limite à un seul trailer peut-elle suffire à créer une hype autour d’une série ? Netflix a la réponse à la question, puisqu’en plusieurs essais — Stranger Things ou encore Spectral — le service de vidéo arrive à prouver que le mystérieux sert très bien ses œuvres originales. Il suffit de voir le succès qu’a eu Stranger Things et qu’a l’une de ses dernières créations originales The OA. The OA est la nouvelle œuvre collaborative de Brit Marling et de Zal Batmanglij. Après The East, un long métrage sur les groupes écoterroristes aux États-Unis, plutôt convaincant, le duo est de retour pour proposer The OA. Dans les faits, beaucoup compareront The OA à Stranger Things pour son étrangeté, à Sense 8 pour ses similarités alors qu’elle se propose être un nouveau genre de narration dans le monde de la série télévisée. En effet, il est difficile de pouvoir comparer The OA à n’importe qu’elle autre show télévisé. Il suffit de voir les quelques particularités de l’aventure, car une chose est sûre, la série ne laisse pas indifférent même après son final. The OA mérite-t-elle que l’on s’y intéresse ? La série parvient-elle à se hisser au milieu des autres shows de la firme ?

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Love Live ! School Idol Project : Quand les Idols sauvent l’éducation nationale

Je parle régulièrement des films digimon, récemment sorti, j’ai évoqué un studio d’animation, mais il est temps de laisser un peu de place aux séries animées. Pour commencer, doucement et simplement, nous allons parler de Love Live ! School Idol Project. Une série d’animation de type Seinen qui nous entraîne dans le quotidien d’Honoka et de ses deux amis, Umi et Kotori, qui devront monter un groupe d’idols dans le but de sauver leur école d’une fermeture imminente. Love Live est-elle une série simplement naïve sans nouveauté ? Réponse dans cette critique/dossier de l’animé et de son film….

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Gainax – D’Evangelion à Gurren Lagann : Briser les règles du shonen (1ère partie)

L’animation japonaise est très large et vogue sur des horizons très différents. Certains studios arrivent à surprendre à chacune de leurs œuvres, d’autres, se contente de la pression exercée par les producteurs. Notamment pour sortir un épisode par semaine à l’apparence esthétique douteuse. Si l’un comme l’autre s’oppose dans leur manière de créer des séries, ils se rejoignent sur un problème fondamental : la durée qui sépare chaque épisode. En effet, au rythme d’un épisode par semaine, les animateurs ont tendance à survoler certains points. il s’agira parfois d’éléments du décor ou de personnages moins précis dans des plans plus mobiles, voir de rester dans des plans fixes qui ne porte aucun intérêt pour le spectateur.

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Digimon Adventure Tri – Confession : Le reboot de la saga ?

Après deux premiers films à la qualité variable, Toei Animation sort enfin le troisième opus de la nouvelle aventure Digimon Adventure Tri. Intitulé Confession, ce troisième film d’une série de six résout bien des questions posées tout au long de cette première trilogie, mais en engendre, également, de nouvelles qui seront sûrement résolus – je l’espère – par la suite. Que nous vaut réellement cette suite ? Toei compte-t-il faire des progrès pour proposer un final à la hauteur des fans ?

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Kubo et l’armure magique : Les débuts d’une légende

L’animation occidentale essaye de tout, certains studios restants dans l’utilisation de la 2D – comme la fait récemment Ankama avec Dofus livre I : Julith – d’autres développent leur moteur graphique pour améliorer techniquement l’animation 3D – difficile de ne pas penser à Pixar ou à Disney dans ces cas-là. Quelques studios, quant à eux, prennent plus de risques en utilisant le stop-motion – une technique qui permet de développer tout un univers à partir de carton, de pâte à modeler et autres accessoires manuels. Une technique qui demande beaucoup de temps et d’investissements puisqu’elle demande une animation image par image pour être fluide. Shaun le Mouton ou encore le très récent Ma vie de courgette sont de très belles productions en stop-motion, mais depuis quelques années, un studio est sorti de l’ombre avec Coraline, puis à continuer de se développer avec Paranorman, pour stagner avec les Boxtrolls et revenir avec Kubo et l’armure magique. En effet, le studio Laika se destine au stop-motion, depuis ses premières créations, et continue sans cesse de faire voyager le spectateur à travers des aventures différentes loin d’être inintéressant. Kubo et l’armure magique est-elle une perle de l’animation en stop-motion ? Oui, mais pas que…

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Jason Bourne : L’espion de l’été ?

Jason Bourne, tout le monde connaît son nom et son histoire grâce à la trilogie initiée par Doug Liman puis continuée par Paul Greengrass, au début des années 2000. Un nom qui a aussi renouvelé le genre du film d’action avec la shaky-cam de Greengrass. Malgré son utilisation de plus en plus présente dans les blockbuster, elle reste inégalée encore maintenant. Un style particulier qui a su renforcer les scènes d’actions de la trilogie originale. 9 ans après La vengeance dans la peau, Matt Damon et Paul Greengrass reprennent du service pour la dernière aventure de cet espion amnésique. Une fausse bonne idée pour le retour du personnage sur nos écrans ?

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